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oraison cordiale

  • Collections numériques de la Bibliothèque Diocésaine de Quimper

    Quimper, Julien Maunoir, Michel Le Nobletz, Maurice Le Gall de Kerdu, Oraison cordiale

    Nous attirons l'attention sur la richesse des collections numériques de la Bibliothèque Diocésaine de Quimper. Ce sont ainsi environ 9000 ouvrages qui ont été numérisés, offrant au visiteur de cet espace virtuel une véritable mine d'information sur les traditions de la Bretagne religieuse (plus spécialement le Finistère).

    Nous y trouvons des ouvrages anciens précieux comme le Bréviaire de Landerneau (vers 1450) et des volumes plus modestes mais non sans intérêt (comme de nombreux périodiques locaux anciens, introuvables par ailleurs). On peut aussi particulièrement visiter les pages consacrées au bienheureux Julien Maunoir (1606-1683), propagateur de l'oraison cordiale, et au vénérable Michel Le Nobletz (1577-1652), tous les deux Jésuites Missionnaires en Bretagne .

    http://diocese-quimper.fr/bibliotheque

  • L'Oraison cordiale chez L'Harmattan

     

    L'ORAISON CORDIALE

    Une tradition catholique de l'hésychasme
    Jean-Marc BOUDIER
    Contrelittérature
    HISTOIRE RELIGIONS


    Cet ouvrage enrichi de gravures en noir en blanc et d'écrits peu connus, nous fait découvrir, au sein même de l'Église catholique, un mouvement spirituel mystérieux, relié à la théologie mystique et dont la méthode pratique se révèle très proche de l'hésychasme oriental tel que l'ont transmis les Pères du désert. L'Oratoire du coeur de Maurice Le Gall de Kerdu, paru en 1670, manuel illustré de gravures symboliques, est l'ouvrage majeur de cette voie de l'oraison cordiale qui prône la quête intérieure du Royaume de Dieu.



    Illustré en noir et blanc



    ISBN : 978-2-343-01092-2 • septembre 2013 • 285 pages

    Prix éditeur : 28,5 € 27,08 €
     

    http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=41078

  • L’Office du pur Amour (Jean Aumont)

    SENTENCES SPIRITUELLES

    Et pratiques pour les âmes adonnées à l'Oraison

     

    1. [Prière de Jésus] Quoique l'homme chrétien puisse faire, il doit croire n'avoir rien avancé s'il n'a trouvé Jésus-Christ dans son cœur, auquel il doit se conformer, comme à celui seul qui mérite les divins abords du Père ; et si par malheur quelqu'un était trouvé sans Jésus-Christ à la mort, il peut dire qu'il est perdu : parce que tout ce qui est séparé de lui est indignation devant le Père et l'objet de son ire.
    2. [Le Roi en son Royaume] Puisque le Royaume de Dieu est dans nous-mêmes, il est nécessaire de nous y retirer, pour y entrer et en prendre possession, et le Royaume n'y est point sans le Roi ; et le Roi ne se plaît point de régner que dans l'âme paisible, et totalement dénuée de la recherche de soi-même.
    3. [La mortification de l’esprit] Car encore que l'homme fasse beaucoup de pénitences extérieures et beaucoup d'autres bonnes œuvres, si cependant il ne s'adonne à la mortification de l'esprit et à renoncer à sa propre volonté, il ne fera pas grand progrès à la perfection.
    4. [Respiration surnaturelle et réduction à un point] Le propre de la vie naturelle est de respirer en dehors, mais le droit fil de la vie surnaturelle est d'aspirer en dedans, pour y expirer divinement au fond de son Être ; où l'âme doit se réduire et se concentrer à son point ; d'où elle s'écoule en Dieu, en se retirant de tout le créé outre elle-même.
    5. [Repos du cœur et vraie solitude] Si nous sommes entrés dans le repos du cœur, Jésus-Christ nous suffira et il nous apprendra la vraie solitude, qui fait reposer l'âme sur son sein, où elle apprend à anéantir toutes les attaches spirituelles, par une simple attention amoureuse vers lui au plus intime de son cœur.
    6. [Suivre et se dépouiller] Il faut avoir sur toutes choses un grand soin d'imiter les nobles vertus de Jésus-Christ notre divin et humain exemple, en suivant tous ses appas divins en l'intérieur et à l'extérieur y suivre les pas qu'il nous a tracés au prix infini de tout son Sang précieux ; en nous dépouillant de la complaisance de notre vie mortelle, si nous prétendons être revêtus de son immortalité.
    7. [Jouir de Dieu au fond de son âme] Que tant ceux qui commencent à servir Dieu, que ceux qui sont profitants ou parfaits doivent tous s'étudier très particulièrement à se joindre à Jésus-Christ au fond de leurs cœurs, pour s'y unir à Dieu dans une amoureuse tranquillité ; car jouir de Dieu au fond de son âme, c'est le fruit commun des bienheureux du Ciel et des justes qui sont sur la terre.
    8. [Pourquoi chercher dehors ?] Et de là paraît le grand aveuglement de ceux qui sont toujours en peine de chercher Dieu, et soupirent tant qu'ils peuvent pour le trouver en criant dans leurs Oraisons vocales, afin qu'il les entende, et ne remarquent pas qu'en étant les Temples vivants, il est au fond de leurs cœurs pour y être trouvé et possédé ; et par ainsi celui-là est bien insensé qui cherche bien loin de sa maison ce qu'il a au-dedans d'elle.
    9. [Le trésor du silence] Ainsi l'âme retirée au fond de son cœur en la présence intérieure et spirituelle de Dieu, tout ce qui est d'elle dans elle parle de Dieu, son Être, ses puissances, son cœur, ses désirs, ses entrailles, son savoir, son pouvoir, ses fins, ses travaux, tout cela parle à Dieu en se taisant, et ne faisant que s'épancher devant les yeux divins de ce Seigneur ; et l’âme, qui sait pratiquer un tel silence, est un grand trésor en la présence de Dieu.
    10. [Malheur aux opposants] Peut-être que ceux qui ne sont point stylés en cette manière d'Oraison intérieure empêcheront les autres d'y entrer et les en détourneront, mais qu'ils sachent qu'en cela ils seront coupables devant Dieu, et pour cela même Dieu abrégera leurs jours.
    11. [Chercher Dieu d’un cœur passif et silencieux] Notez qu'en priant il ne faut point beaucoup parler puisque la prière est d'autant plus efficace qu'elle est passive ; et elle est plutôt un acte du cœur que de la bouche ; car Dieu ne regarde pas tant les paroles, mais seulement le cœur de celui qui prie, car prier Dieu c'est le chercher ; et il prie mal celui qui cherche autre chose que lui, puisque toutes choses sont dans lui et qu'il est dans toutes choses.
    12. [Conversation et désert intérieurs] Que les devis familiers de l'âme avec Dieu, et de Dieu avec l'âme au fond de son cœur la retiennent et la dégoutent des choses temporelles, et l'instruisent des éternelles, et l'invitent à leur jouissance, et lui en donnent même les avant-goûts, dont la divine douceur l'attire toujours de plus en plus en avant dans l'intérieur désert de son cœur jusque dans le sein de la divinité outre elle-même.
    13. [La demeure divine dans le septième état] Mais lorsque Dieu veut consommer l'union, ou Mariage spirituel de l'âme avec soi, il l'attire dans le septième état, dans le secret de son Palais ; où est sa divine demeure et le trône royal de sa divine Majesté, et là où seule elle réside et préside, et où l'âme lui est habitation et lui sert de Ciel en Terre.
    14. [La communication de la Trinité] Et c'est proprement là où l'âme a la communication de toutes les trois divines personnes, qui la remplissent et qui la possèdent uniquement en trinité et unité : donnant à entendre à l'âme ces paroles de notre Seigneur : Et nous viendrons à lui le Père et Moi, et le saint Esprit, et nous ferons notre demeure chez lui.
    15. [L’action de la Sagesse divine] Et cette divine Sagesse prépare en l'âme ainsi approfondie une amplitude infinie de richesses divines dans le suprême de son Être ; où elle ne voit ni borne ni limite ; laquelle, du fond de sa simplicité et divine noblesse, fait et dit toute chose essentiellement et uniquement dans l'âme : mais aussi est-ce assez dire qu'elle est divine pour nous faire entendre qu'elle ne s'apprend pas par étude ni propre opération.
    16. [Le retrait intérieur] Ainsi l'âme bien épurée ne se laisse point envelopper de tant de réflexions sur les choses extérieures ni sur elle-même ; mais elle se retire seule avec son Dieu intérieurement, et dans le secret de son cœur où elle converse et communique avec ce Prince de Paix et de suavité, qui dilate sa capacité spirituelle pour l'acquisition du Royaume éternel.
    17. [Vigilance et méfiance de soi-même] Mais lorsque l'homme s'estimera être fort, c'est pour lors qu'il sera le plus faible, étant ainsi trop près de soi-même, il se trouvera éloigné de Dieu qui est sa force et sa vie, et si nous voulons apprendre et savoir la raison pour laquelle nous sommes obligés de veiller continuellement sur nous-mêmes, c'est parce qu'il nous faut nous en défier sans cesse comme de notre plus dangereux ennemi.
    18. [Ne pas relâcher l’attention intérieure] Car l'âme sans soin et qui néglige de se recueillir souvent au fond de son cœur sera semblable à un chemin battu et frayé, dans lequel la semence ne pourra point porter de fruit pour la grande multitude de passants qui la foulent. Quiconque se fiera à soi-même tombera infailliblement et peut-être ne se souviendra-t-il pas de se relever, pour avoir trop confié son éternité à sa vaine prudence.
    19. [En secret dans le secret] Mais l'Office du pur amour est d'opérer en secret dans le secret, parce qu'il a sa racine au fond de l'âme ; et là où il s'exerce et prend ses chastes ébats à épurer son aimée, pour la rendre libre de voler après lui vers l'Orient de sa Sphère éternelle.

    A la plus grande gloire de Dieu.